UNE BONNE CONCEPTION

Construire passif, c’est s’engager dans une démarche de conception extrêmement poussée dans laquelle tous les détails sont passés au crible dès la phase d’étude. Contrairement aux projets conventionnels dans lesquels une partie des problèmes sont résolus en phase chantier, la démarche de conception passive impose que l’ensemble des détails d’exécution soient précisément étudiés et clarifiés avant même le lancement du dossier en consultation.

Cette démarche permet ainsi une prise en compte très en amont de toutes les problématiques qui influent directement sur la performance énergétique du bâtiment : isolation de l’enveloppe, traitement des ponts thermique, qualité de l’étanchéité à l’air, choix des menuiseries ou intégration des réseaux. Elle garantit que tous ces sujets soient pris en compte de manière optimale par les entreprises ce qui limite ainsi considérablement les risques de non-conformité liés notamment à la gestion des interfaces.

DES FENÊTRES « CHAUDES AU TOUCHER »

En habitation correspondant à la réglementation thermique actuelle les fenêtres sont plus froides que le reste de la pièce, on ressent vite un inconfort.

Avec du double vitrage on a une paroi de 14°C lorsqu’il fait 0°C dehors alors que le triple vitrage assure une température de 18°C. 

On parle alors de fenêtre chaude car elle ne vient pas créer de rayonnement inconfortable que l’on doit habituellement contrer avec un radiateur sous la fenêtre.

CHAUFFAGE ET EAU CHAUDE "OPTIMISÉS"

L’un des objectifs du bâtiment passif est de limiter son impact sur l’environnement. Et il est possible de lier cet objectif avec des économies d’énergies sans toucher au confort de l’occupant.

La partie chauffage dans le bâtiment passif est traitée par la ventilation double flux, les besoins sont ainsi très limités (Maximum fixé à 15kWh/m².an c’est à dire que l’on a besoin de 1500 à 2000 W de puissance de chauffe pour une maison individuelle)

L’eau chaude sanitaire devient alors le premier besoin en énergie. Il représente 50% du besoin d’un bâtiment passif.

Pour mettre en cohérence l’objectif de faible impact environnement et la réalisation, il faut procéder en 3 temps.

Tout d’abord, la sobriété. En concevant une installation compacte (distance réduite entre les éléments de production et de consommation) et en installant des mousseurs sur la robinetterie, nous réduisons le besoin pour le production d’eau chaude sanitaire.

Ensuite, récupérer. Un peu à l’image de la ventilation double flux, des solutions de récupération de chaleur sur eaux usées permettent de réduire facilement le besoin en eau chaude de 35 à 65% .

Enfin, consommer vert. En installant des panneaux solaires thermiques ou photovoltaïques, vous consommerez une énergie produite au plus proche grâce au soleil.

Une construction très isolée

Une construction passive reçoit sur l’ensemble des parois : sol, mur, toiture, une isolation CONTINUE de 20 à 40 cm d’isolant.

L’ensemble des ponts thermique sont traités.

UNE VENTILATION PERFORMANTE

La VMC double flux est le poumon du bâtiment passif en région Hauts de France. Elle permet de renouveler l’air tout en récupérant les calories de l’air vicié. C’est un équipement simple constitué au minimum de motoventilateurs, d’un échangeur à plaque ou à roue, d’un by pass et d’une régulation de débits.

Elle est sélectionnée selon cinq critères principaux

– selon sa capacité à délivrer le débit attendu suivant les pertes de charge du réseau. 

– selon le rendement de son échangeur et sa consommation moteur. On utilisera la base de données des équipements certifiés passif et on respectera les minimums demandés par le bureau d’étude concepteur bâtiment passif. 

– selon la disposition des raccordements, afin de limiter les longueurs de réseaux froid dans le volume chauffé à 2,5 mètres. 

– selon sa nettoyable et la qualité des matériaux qui la constitue (matériaux sains non émissifs de COV). – selon sa capacité à filtrer l’air neuf et l’air extrait, car la VMC double flux est le purificateur d’air par excellence.

Elle est couplée à des options. Comme par exemple le puits canadien. Dans notre région il apportera un peu de rafraichissement en été. Comme par exemple une batterie pour compenser l’absence des occupants qui sont en vacances ; ou l’absence d’apports solaires par temps gris. La batterie sera électrique ou hydraulique. Comme par exemple une modulation de débits pour augmenter le « free cooling » les soirs d’été.

Le réseau de VMC double flux doit être sélectionné avec la même rigueur. Il doit être particulièrement étanche. D’ailleurs, il existe un protocole de test comme pour le test d’étanchéité « Blower Door » du bâtiment. Dans l’habitat individuel on utilisera des réseaux semi rigide en PEHD qui ne contiennent pas de COV. Dans le collectif et le tertiaire, on utilisera des réseaux en acier galvanisés dégraissés.

UNE CONSOMMATION ÉLECTRIQUE MAITRISÉE

Une fois que l’on a fait attention à isoler parfaitement la construction du froid, il reste à porter une attention particulière aux autres sources de consommation :

– Eau chaude

– Lumière

– Appareils domestiques

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